• 22 Mé: Ou sé fierté-nou !

    22 Mé: Ou  sé fierté-nou !

    s'il est une date qui fait aujourd'hui le consensus entre Martiniquais et pour laquelle le Martiniquais s'identifie pleinement, c'est bien le 22 Mai. Cela n'a pas été chose facile et c'est le résultat d'un long processus d'éveil de la conscience martiniquaise. Ce sont les communistes, avec Gabriel Henry, avec Armand Nicolas, qui les premiers ont révélé l'importance de cette date, à l'heure où tous célébraient le centenaire de l'abolition de l'esclavage. L'écriture de l'histoire connaissait un renversement. Ce n'était plus la République généreuse et émancipatrice qui apportait la Liberté, oubliant qu'elle était redevable de tous les crimes commis par l'Etat français depuis deux siècles. Une page était tournée.

    C'était les masses esclaves qui entraient sur la grande scène de l'histoire et voyaient l'aboutissement de deux siècles de résistance menée sous de multiples formes, suicides, empoisonnements, marronnage et révoltes. Il nous faut plus que jamais redonner son sens au 22 Mai. Celui d'une période de luttes intenses afin d'arracher le bien le plus précieux: la liberté. Celui d'une conjoncture favorable où éléments subjectifs et éléments objectifs se mêlent pour donner une situation pré-révolutionnaire: endettement des planteurs, mévente du sucre, campagne des abolitionnistes, souvenir glorieux de Saint-Domingue, tout ceci porte ses fruits, et les esclaves comprennent bien que la victoire est à leur portée. Ni les autorités coloniales, ni les masses esclaves ne peuvent plus faire marche arrière.

    Saisir le sens des commémorations du 22 mai, c'est poser les jalons pour renforcer notre cohésion et notre détermination


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