• Déclaration du PCM

    Elections cantonales :

    Déclaration du Parti Communiste Martiniquais

    Pour que le Conseil général reste au service de l’intérêt commun

     

    La campagne pour le dernier renouvellement du Conseil général de la Martinique aux élections cantonales des 20 et 27 mars prochains se déroule à un moment où la Martinique aborde un tournant important de son histoire, avec la perspective de mise en place de la Collectivité unique. Ce qui incite les adversaires de la majorité sortante à se lancer dans une démagogie indigne.

     

    La Martinique, société en crise

    D’abord, elle intervient dans un contexte de crise économique et sociale d’une gravité exceptionnelle caractérisée par :

    -Un recul de l’activité dans presque tous les secteurs, conséquence de la politique néocoloniale départementale qui a réduit notre économie à privilégier l’importation au détriment de la production locale.

    - Un chômage massif avec près de 30% de la population active, en particulier les femmes, et les jeunes sans emploi à plus de 61% et un accroissement de la pauvreté.

    - Les ravages de la politique anti sociale et réactionnaire du gouvernement : suppression de postes et démantèlement dans les services publics, quasi blocage des salaires et retraites, etc.

    - L’inefficacité de toutes les politiques de développement conçues depuis Paris et basées sur la défiscalisation aux effets ravageurs : spéculation immobilière, destruction des terres agricoles victimes de la Chloredécone, de la bétonisation et du Photovoltaïque….

    - Crise du logement social,

    - Etc.

     

    Qui sont les vrais responsables de la crise ?

    Loin de faire une analyse sérieuse des causes réelles de la crise, le PPM et ses alliés se sont lancés dans une campagne démagogique visant à faire porter la responsabilité de la crise en Martinique à Alfred Marie-Jeanne et à Claude Lise, faisant semblant d’ignorer qu’elle est la conséquence:

    -De l’absence d’un véritable pouvoir de décision maîtrisé par nos élus.

    - De la mondialisation capitaliste et de l’intégration à l’Europe qui imposent au nom du profit (licenciements boursiers) la destruction des emplois.

    - De la politique libérale conduite depuis de longues années par les gouvernements français qui se traduit par des transferts de charges vers les collectivités locales sans compensations financières équivalentes et par l’insuffisance des dotations budgétaires.

    - De la volonté du grand patronat martiniquais de briser l’aspiration des travailleurs à plus de justice sociale illustrée par la crise sociale du 5 février 2009

     

    Sous la présidence de Claude Lise, le Conseil général, une collectivité au service de l’intérêt commun.

    Depuis l’accession à la présidence de Claude Lise, le Conseil général a conduit une politique au service de l’intérêt commun du peuple martiniquais.

    Au moment où par ambition personnelle ou par volonté de contrôle de toutes les structures politiques du pays, le PPM et ses alliés s’acharnent à discréditer l’action du conseil Général, l’exigence de vérité, en dehors des calculs partisans, commande de reconnaître la qualité de l’action du Conseil général dans de multiples domaines, cela bien au-delà de ses compétences légales. Il faut admettre aussi le rôle qu’il joue dans l’amortissement des effets de la crise avec un soutien aux plus faibles et à l’économie du pays.

    Qui peut ignorer les actions de cette collectivité dans les domaines aussi variés que l’aide sociale à l’enfance comme aux personnes âgées ou handicapées, la santé, l’eau potable, l’éducation, l’aide aux étudiants, l’agriculture, les ports de pêche, la culture, les équipements sportifs dont le financement à haut niveau du stade de Fort de France et de l’aménagement du front de mer de la capitale, alors que la ville était virtuellement en faillite ?

    C’est cette politique de développement durable qui l’a conduit à s’endetter dans des limites raisonnables tant pour le financement de ses propres programmes qu’au profit des communes et qu’exagèrent aujourd’hui quelques assoiffés de pouvoir. Les mêmes avaient reproché contradictoirement à Alfred Marie-Jeanne de ne pas avoir endetté la Région par frilosité.

     

    Pour une majorité favorable à la responsabilité du peuple Martiniquais

    Le Parti Communiste Martiniquais qui a toujours milité pour la responsabilité de notre peuple et pour une Martinique au travail, se doit de dénoncer cette campagne fondée sur la désinformation et la peur développée par le PPM et ses alliés depuis la consultation du 10 janvier 2010.

     Il dénonce le revirement de tous ceux qui ont renié leur engagement en faveur de l’autonomie et qui ont trahi la cause de l’émancipation du peuple Martiniquais.

    Il s’engage résolument en faveur des autres forces de progrès, ( MIM, RDM, Palima, Modémas et CNCP), qui se sont clairement prononcées en faveur d’une évolution statutaire dans le cadre de l’article 74.

    D’autant que des résultats des prochaines cantonales dépendront les conditions de mise en place de la nouvelle Collectivité Unique de Martinique que le PPM et ses alliés cherchent à renvoyer à 2014 et à confisquer à leur profit.

    Face à la tentative du PPM et de ses alliés de détourner le choix exprimé le 24 janvier 2010, par la majorité des Martiniquais en faveur de la fusion le plus rapidement possible des deux collectivités dans le cadre de l’article 73 de la Constitution, le Conseil général doit demeurer jusqu’au bout la collectivité qui continue à œuvrer pour le bien être de notre peuple et à veiller au respect de la volonté de nos concitoyens.

    La PCM lance un appel à la mobilisation citoyenne de ses militants et de la population pour une participation active aux cantonales des 20 et 27 mars pour déjouer toutes les manœuvres afin d’assurer la victoire des candidats qui, avec le PCM, militent en faveur d’un véritable pouvoir martiniquais.

    Pour le PCM

    Le secrétaire général

    Georges Erichot


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 12 Août 2016 à 07:40

    Il faudrait trouver des solutions pour les aider à sortir de la crise comme par exemple, mettre en place des dispositifs de défiscalisation pour encourager les investisseurs à investir leur argent dans l'immobilier.

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